La distillation charentaise

La distillation charentaise

Nous utilisons un alambic dit charentais pour l’élaboration de nos eaux-de-vie, entièrement composé de cuivre. Le vin est introduit dans la chaudière et porté à ébullition. Les vapeurs d’alcool se dégagent, s’accumulent dans le chapiteau, s’engagent dans le col de cygne puis dans le serpentin. Au contact du réfrigérant, elles se condensent pour s’écouler sous forme de « brouillis ».

Ce liquide légèrement trouble, titrant de 28 à 32 % vol., est versé dans la chaudière pour une seconde distillation, c’est la « bonne chauffe ».
Le distillateur devra alors procéder à une opération délicate appelée « la coupe » : les premières fractions qui s’écoulent, très riches en alcool, sont appelées les « têtes » et écartées (elles ne représentent que 1 à 2 % du volume). Vient ensuite le « cœur », eau-de-vie claire et limpide qui donnera le Cognac.

Puis, le distillateur élimine les « secondes » – quand l’alcoomètre indique
58 % vol.- et enfin les « queues » de fin de distillation. « Têtes » et « queues » sont re-distillées avec le vin et les secondes seront assemblées au brouillis. La réussite du cycle de distillation, qui dure 11 heures environ pour une chauffe de vin et 14 heures pour la bonne chauffe, demande beaucoup d’attention, une surveillance constante et une grande pratique de la part du distillateur.